Gaz de schiste, Occitanie et Avenir

Publié le par eve.api-oc

La ruée vers le gaz de schiste

Discrètement lancée en France, la course aux gaz de schistes pourrait donner au pays son indépendance énergétique mais lui coûter un désastre écologique

 

 Les gaz de schiste  sont une ressource dite "non conventionnelle" de gaz naturel. . Il y a quelques années encore, ce genre de gaz très répandu était difficilement exploitable, ce n'est plus le cas aujourd'hui, à tel point que ce gaz est devenu la seconde source énergétique aux états-Unis. Dans les années à venir, les réserves de gaz de schiste pourraient s'avérer de plus en plus importantes. Avec une exploitation exponentielle la prospection n'épargne plus aucun coin de la planète, et offre aux acteurs industriels occidentaux des perspectives nouvelles pour contrer l'OPEP ou le géant russe.

 

. La seule technique connue d'exploitation :  la fracturation hydraulique    utilisée aux Eats Unis se révèle particulièrement polluante pour l’environnement et dangereuse pour les êtres vivants.  Pour libérer les poches de gaz  de leur gangue minérale, les roches sont fracturées par explosion ;  ensuite on procède à  l'injection d'un liquide à haute pression composé de 90% d’eau de sable et de divers produits chimiques; une grosse partie de cette masse d’eau reste dans le sol fissuré par les explosions, à environs trois kilomètres de profondeur ,menaçant les nappes phréatiques…. Les dangers sont connus mais acceptés par les pétroliers … Les ressources considérables des sols profonds, les désir d’indépendance vis-à-vis de l’OPEP, le prix croissant et la raréfaction du pétrole ont conduit le gouvernement américain à dispenser les industries qui se lancent dans cette exploitation des règles et contraintes attribuées aux autres industries pour préserver l’environnement, et par la même, la santé des êtres vivants : 

. La production américaine de gaz de schiste représente actuellement 12% de la production nationale d'energieet fait baisser les prix mondiaux (ce n’est pas le cas en France car chez nous,  le prix du gaz est indexé sur celui du pétrole ).

La société civile américaine, confronté aux problèmes de pollution ne reste pas inactive ; l’agence fédérale Environmental Protection Agency (EPA) a lancé il y a quelques mois une étude de fond, et des villes de divers Etats, dans le Wyoming ou la Pennesylvanie, sont gravement touchées. Les habitants de Pavillion (Wyoming), par exemple, ne doivent plus boire l’eau du robinet, polluée au benzène, au 2-Butoxyéthanol et à d’autres toxiques liés à une exploitation voisine de gaz de schiste. Gasland, film documentaire sorti cette année aux Etats-Unis, montre les répercussions de la fracturation hydraulique sur les riverains des puits : maladie, nappes phréatiques polluées et même dans une scène hallucinante l’eau du robinet qui s’enflamme

La France se lance dans la course

Un permis d'exploration pour un gisement dans le Nord-Pas-de-Calais a été attribué à une compagnie australienne. Ce permis s'ajoute à cinq autres : deux en Lorraine, un dans le Jura, un près de Saint-Etienne (Loire) ;  au cœur du Bassin parisien, un projet concerne un potentiel de ressource de près de 400 Mbep (millions de barils équivalent pétrole)

En un mot, toute la population française va être confrontée à des recherches et à des exploitations dont elle n’a jamais entendu parler et qui n’auront fait l’objet d’aucun débat public !

Pourtant le danger de ce genre d’exploitation est connu.


 

c’est en Occitanie que les recherches seront les plus importantes car il semble que c’est dans le sud est de l’état français que les ressources sont les plus intéressantes ; qu’importe si ces  zones particulièrement fragiles écologiquement et bravo si elle sont déstructurée économiquement

A Gardane dans les bouches du Rhône

La compagnie Total vient elle d’obtenir une concession vers Montelimard dans la vallée du Rhône .le "Permis de Montélimar"  qui est concedé pour une période de cinq ans. s'étend sur une surface de 4 327 km2, allant du sud de Valence à la région de Montpellier, soit une surface de 4 327 kilomètres carrés.. Total s'est engagé à investir 37,8 millions d'euros dans des travaux d'exploration sur ce permisgaz de schistes

Par ailleurs, les compagnies américaines Schuepbach Energy LCL, Dale et le groupe français GDF Suez devraient investir 40 millions d'euros dans la recherche de gaz de schiste sur le  permis de Villeneuve-de-Berg (Ardèche) permis exclusif de recherches de mines d'hydrocarbures liquides ou gazeux pour une durée de trois ans. Pour cette période, l'engagement financier souscrit par la société est de 39 933 700 euros. La surface ainsi définie est de 900 kilomètres carrés envions. 

En mars 2010, le ministère de l'Environnement a accordé « un permis exclusif de recherches de mines d'hydrocarbures liquides ou gazeux, dit  "Permis de Nant" à la société texane Schuepbach Energy LLC».   Ce permis concerne une surface de 4 414 kilomètres carrés qui s'étend sur une zone qui va de Saint-Affrique à l'Aigoual et s'étire ensuite vers Lodève dans l’hérault et le pays Viganais dans le Gard l’autorisation est donnée pour une durée 3 ans ; l'engagement financier souscrit par la société est de 1 722 750 €.

Le permis d'Alès (Gard) a été attribué au Suisse Mouvoil sur une zone moins étendue

Le permis de Nimes et de la plaine du Languedoc ont déjà vu les premiers forages de prospection dans la plaine de la Vaunage.

Nous n’en sommes bien sur qu’à la prospection que se passerat-il si les sondages sont positifs ?

Déjà les associations de protections de l’environnements se mobilisent, les écologistent se dressent, des comités de vigilances se créaient, les écologistes sont en alerte, les defenseurs de la région se reveillent, le Parti Occitan monte au creneau

 

L’ALERTE est donnée le tout est de savoir quelle vie les occitans souhaitent pour l’avenir.

Ce pays, ce mode de vie, cette  culture nous ont globalement été laissés en héritage et un héritage de ce genre ça se mérite , ça se défend et chaque génération doit porter sa pierre.

 

Eve

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Publié dans occitanie

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A
<br /> <br /> Nous pourrions gagner en indépendance énergétique et ce, avec le meilleur bilan écologique possible si on voulait bien se repencher sur les techniques de<br /> gazéification du bois, ce merveilleux fruit du soleil (via la photosynthèse) seule énergie gratuite connue aujourd'hui.<br /> Nous consommerions du "boisogaz" produit au plus près des utilisateurs plutôt que du butagaz ou primagaz ou russogaz.<br /> Nous déploierions moins de techniques destructrices de l'environnement pour aller chercher une "enième "énergie fossiledont la rentabilité<br /> opératoire est rendue possible par l'augmentation du prix de vente de celle qu'elle est censée remplacée. Et nul n'ignore que ce sont les mêmes qui créent le décor.<br /> Mais le "gazogène", celà fait ringuard,celà rappelle des temps de privation,(39-45)plus de brevets industriels à faire fructifier,alors que , la forêt  bien<br /> gérée et la culture du bois énergie gaz, éternellement renouvelable et qui de plus ,pourrait amener quelques revenus supplémentaires aux agriculteurs sur terres médiocres, qui nous fournit<br /> le seul matériau de construction "écologiquement neutre" ,est là ,sous nos yeux, en train de produire des chevreuils pour que les mêmes qui creusent, qui pompent ,qui injectent,etc....<br /> puissent se déstresser le week end à la chasse.....<br /> <br /> calculons sans préjugés le coût financier et écologique, et de la production et du transport d'une thermie depuis son lieu de production jusqu'à l'utilisateur final et une partie de la<br /> réponse à l'indépendance énergétique nous apparaîtra.<br /> Mais CONFIANCE!<br /> Les esclaves( de l'OPEP et des gaziers) finiront par s'affranchir de leurs maîtres.Nécessité fera loi, mais je l'espère, sans une autre guerre .<br /> <br /> <br /> Merci  éve pour cette diffusion sur les techniques (que peu connaissent je pense), des shistes butimineux ou sur les gaz de shiste ,qui vont plutôt impacter pour des raisons de<br /> morphogéologie... NOTRE SEPTIMANIE bien aimée,plutôt que l'île de france.<br /> <br /> Alain Decuq (ingénieur bois -forêt retraîté)<br /> <br /> <br /> <br />
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