Bretagne: la Breizh touch ou les bretons à la conquêtte de Paris

Publié le par eve.api-oc

J’ai lu le pamphlet de Mme Françoise Morvan dans « Libé » du 21 septembre. Sur la Breizh Touch
J’aimerai dire que :

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Oui il y a des bretons de gauche et des bretons de droite mais leur division n’est pas aussi tranchée et aussi nette que le voudrait Mme Morvan ; Elle prétend que pour un anti-breton, tous les tenant de la culture bretonne et les autonomistes seraient de droite, et les opposants à la BreizhTuch (qu’elle assimile allégrement à des anti-bretons), seraient de gauche. Quel manichéisme ! Tout n’est pas si simple.

 

Oui, il y a en Bretagne comme partout dans l’état français des gens de droite et des gens de gauche,

 

Oui, il y a une contestation de la Breizh Tuch, trop traditionaliste pour certains qui préfère la modernité ; trop clinquante pour d’ autres, trop dispendieuse pour les derniers. Cela montre  la diversité de la culture bretonne.

 

Oui il y a en Bretagne, comme dans toutes les nations minoritaires des patrons réactionnaires et des patrons progressistes

 

Oui, il y a en Bretagne,et dans les autres minorités ethniques, des élus de la république qui sont prêts à collaborer avec les autonomistes, sans pour cela être des social traîtres, s’ils sont de gauche, et des anti-nationaux, s’ils sont de droite.

 

Quand on a dit cela, a-t-on prouvé que les autonomistes sont de droite et les anti-bretons de gauche ?

 

Le sentiment d’identité passe par la sensibilité de chaque individu à ses racines, ou par le désir d’assimilation à un tissu local. Cela peut toucher la langue, la culture traditionnelle, mais pas toujours ; cela peut aussi passer par l’économique, le social, l’écologique, la culture quotidienne et les groupes de musique moderne. La position des individus peut être de droite ou de gauche, les possibilités de terrain sont multiples. En tous les cas les progrès de la Langue bretonne, indice de l’existence du peuple breton sont incontestable ; dan la publicité breton.jpgou les signalisations routières qui ont tan choqué madame Lepen en temoignent.

Il y a des partis autonomistes de droite qui privilégie le développement des entreprises avant tout, et des partis autonomistes de gauche qui développent plus d’idées sociale et participatives ; On retrouve le même phénomène de la Bretagne à l’Occitanie, dans tout l’état français.

 

Heureusement tous les français ne sont pas jacobins comme tenterait de le faire croire le brulot de Françoise Morvan ; de plus en plus sont là pour appuyer cette décentralisation en marche (accordés, sous la pression des minorités, par les partis de gauche et de droite) qui est un pas de plus vers l’autonomie.

L’Europe nous permet d’envisager une fédération des peuples d’Europe dans laquelle les Bretons se retrouveraient au en compagnie des autres peuples d’Europe, pour converser échanger mettre fin aux guerres et aux tentions que le jacobinisme tricolore a si bien su entretenir par le passé, au nom de la liberté, replâtrant ainsi le ciment national, et renforçant  le centralisme parisien.

Le Pays de Galle et l’Ecosse, mais aussi la Catalogne sont un exemple pour tous les peuples de l’état français et de l’Europe en marche vers l’autonomie. Ils savent, eux, au delà de leur divisions gauche droite être avant tout Galois, Ecossais ou Catalan.

La France est l’état le plus centralisé d’Europe, il est donc normal que l’on trouve des Françoise Morvan qui mènent un combat d’arrière garde. C’est cependant, au delà des vielles valeurs jacobine que se construit l’avenir, dans une Europe qui a déjà proposé une « charte des langues régionales et minoritaires » et qui développe le « conseil des démocratie locale et régionale » Au cours des prochaines années, le travail dans ce domaine se concentrera sur la bonne pratique dans l’autonomie régionale et la coopération inter municipale. l’état français est obligé de changer ses propres structures, il à déjà commencé avec la décentralisation ; les autonomistes doivent l’aider; Réclamer de plus en plus de décentralisation, c’est travailler pour l’autonomie de demain.

 Demander plus de respect des caractéristiques propres aux peuples de chaque région cela revient à vouloir plus de démocratie, ce qui est totalement opposé au fascisme et au jacobinisme dont le fondement est le rejet des différences au nom, pour le premier d’une supériorité raciale ; pour le second d’un pseudo- égalitarisme républicain.

Vouloir l’autonomie, c’est rapprocher le pouvoir du peuple,lui permettre de gérer son propre territoire et de peser sur son avenir.

L’autonomie des peuples dans une Europe des régions sera sûrement difficile mais le chemin  est déjà tracé. Il faut le suivre.

 

  Eve

 

Publié dans peuples

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