Viticulture et europe

Publié le par eve.api-oc

Viticulture et propositions européennes

 

Bruxelles propose d’en finir avec la surproduction chronique de vin et compte utiliser une partie du budget vinicole communautaire de 1,3 milliard d'euros pour faire la promotion des vins européens

Si l'UE reste, de loin, le principal producteur et exportateur mondial de vin, elle connaît une concurrence croissante des viticulteurs australiens, californiens, chiliens, argentins et sud-africains. Ces vins du Nouveau Monde séduisent au point de s'accaparer la majorité de la croissance du marché mondial, ils entrent même  en Europe, depuis une dizaine d'années.

L’Europe est victime de la surproduction de vins de basse qualité.

 

Principales mesures:

 

Un arrachage massif de vignes chez les producteurs non compétitifs, contre d'importantes compensations financières, et la fin du système de la distillation de crise.

la commissaire à l'Agriculture, Mariann Fischer Boel  bien qu’elle ait réduit ses prétentions, demande l’arrachage de 200.000 hectares de vignes ( au lieu de 400.000 hectares initialement)  cela represente12% des vignobles de l'Union

L’arrachage définitif que demande la commission semble complètement inadapté quant on sait que l’Italie et l’Espagne ont un cadastre viticole très fantaisiste. seul l’état français à un cadastre rigoureux et un vrai contrôle de sa production viticole. Chaque pays devra, d’après la commission supprimer au moins 10% des son vignoble ; pourquoi ne pas exiger à priori l’arrachage des 15 000 ha plantés de façon frauduleuse en Italie et en Espagne ?

 

 

Bruxelles veut obtenir des Etats membres la fin la distillation de crise, les vins ordinaires, difficilement vendables sont transformés à grands frais en alcool et revendus à l'industrie des spiritueux ; cela coûte chaque année 500 millions d'euros.

 

Les règles d'étiquetage devraient être refondues et homogénéisées et  l’Europe devrait entreprendre une campagne de promotion mondiale des vins européens avec un budget de quelque 120 millions d'euros annuels. .  Comment Mr Michel Barnier, ministre français de l’agriculture pourra-t-il accepter une publicité des vins européens alors que, dans l’état français, il nous est interdit de faire de la promotion pour nos propres vins ? L’Europe nous aidera-t-elle à sortir du carcan de la loi Evin ?

L’interdiction de la chaptalisation (l'ajout de sucre pour augmenter le taux d'alcool) et la disparition des aides au moût (le marc de raisin pressé utilisé comme le sucre)

La libéralisation des droits de plantation.

Comment peut on coordonner deux mesures telle que l’arrachage massif et la suppression des droits de plantation ?

Les droits de plantation on été instaures pour limiter les surfaces de vignes ; si l’on veut planter une nouvelles vigne on doit acheter des droits à une bourse nationale, on a alors un droit de plantation interne qui pourra être utiliser pour une replantation future après demande d’autorisation, qui sera accordé à condition que les cépages choisis soient conformes au lois en vigueurs (terroir, appellation,….)

Si il n’y a plus de droits de plantation n’importe qui pourra planter n’importe quoi, n’importe où.

Cela signe la mort d’une viticulture de qualité, de rigueur, de compétence ; cela supprime à terme les vins de terroir et la spécificité viticole au profit d’un vin industrialisé, des grands groupes multinationaux et des la grande distribution.

 

L'exécutif européen compte que cette réforme sera mise  en place en 2008-2009

Je dirais. avec le groupe vin du Copa-Cogeca, (fédération européenne de syndicats agricoles), "la réforme que propose la Commission veut introduire dans l'UE le modèle vitivinicole industriel du 'Nouveau Monde' et faire

Disparaître le modèle artisanal européen séculaire"

 

Michel Barnier, le ministre français de l'Agriculture a bien  déclaré que ce projet de réforme présentait "des orientations nouvelles, mais des solutions encore mal adaptées….Autant la France peut partager les principaux objectifs de cette réforme, autant d'importantes divergences apparaissent quant aux moyens mis en œuvre pour les atteindre", il ajouté que d’autres orientations de ce texte allaient "à l'encontre des intérêts de la viticulture française et européenne et des objectifs de compétitivité …..Cette réforme ne pourra être acceptée par la France".

 

Pour le moment :  on discute….attendre et voir…..

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